Mission

Publié le dimanche 8 septembre 2013 13:43

Les contraintes physiques, démographiques, économiques et sociales auxquelles la ville de Nouakchott a été et demeure confrontée sont bien connues. Face à ces constats, reprendre le contrôle de l’urbanisation constitue aujourd’hui un enjeu primordial. Le cadre politique et réglementaire au sein duquel évoluent les différents acteurs impliqués dans la gestion du territoire urbain n’a pas permis jusqu’à présent de créer des espaces de concertation réellement opérants. A cela s’ajoute un déficit d’information qui ne permet pas la prise de décisions rationnelles et coordonnées. Outil de compréhension du territoire, de dialogue social et d’aide à la décision, l’Observatoire des Services et du Patrimoine Urbains de Nouakchott (OSPUN) porté par la Communauté Urbaine de Nouakchott, contribuera à soutenir une planification urbaine concertée en devenant une plateforme fédératrice de veille, d’information et d’incidence sur les politique publique d’aménagement du territoire. Après un important travail de recherche et de capitalisation d’expériences, des visites d’échange et une consultation des partenaires institutionnels, techniques et financiers de la CUN, le présent rapport expose un certain nombre de recommandations qui devront permettre la mise en oeuvre d’un instrument institutionnel crédible, pérenne, efficace et transparent. L’OSPUN s’attachera à répondre à quatre objectifs spécifiques interdépendants :

 

1. Enclencher une dynamique de concertation pour la production d'information et l'aide à la décision.

2. Fournir des informations fiables et pertinentes aux décideurs, en liens avec les acteurs sociaux, pour accompagner la coordination et l'aide à la décision.

3. Mettre en place un outil de pilotage et de suivi de l'action décidée.

4. Renforcer la visibilité de l'action publique.

Les problématiques urbaines propres à Nouakchott sont innombrables (contraintes environnementales, accès au foncier, pauvreté, chômage, accès aux services, logement, etc.). Afin de construire son efficacité, l’OSPUN fait le choix de restreindre son intervention à deux champs thématiques prioritaires : les services et le patrimoine urbains. L’insertion et l’acceptation institutionnelle de l’observatoire constituent la clé de son existence durable mais aussi son plus grand défi. La gouvernance de l’OSPUN devra sans cesse s’attacher à demeurer en cohérence avec les principes de concertation et de plateforme fédératrice. Deux échelons de pilotage sont proposés :

1. Un pilotage stratégique et politique porté par un Comité de Direction Interinstitutionnel

2. Un pilotage opérationnel organisé autour :

     - D’un Comité Technique Interinstitutionnel

     - D’une Cellule Technique Centrale basée à la CUN

     - De réseaux dans les administrations, les communes et parmi les acteurs sociaux [Personnes ressources au sein des Directions ministérielles et des services déconcentrés (membres du Comité technique), Conseils municipaux / Comités de Concertation Communale, ADL, réseaux d’informateurs locaux (associations de base, coopératives, acteurs économiques...]

Observatoire des Services et du Patrimoine Urbains de Nouakchott – Note de cadrage

Enfin, les principes méthodologiques qui guideront les travaux de l’OSPUN, se résument en quatre points :

1. Une structure porteuse de concertation, de dialogue social et d’expertise technique.

2. Un observatoire de terrain (production d’information à partir d’études et d’enquêtes) combiné à un observatoire de synthèse de données produites par d’autres (compilation, exploitation, analyse).

3. Production et diffusion d’information selon une démarche ascendante (ADL, réseaux d’informateurs locaux) et descendante (élus locaux, ministères, sociétés parapubliques).

4. Un principe de redevabilité politique (rendre compte de l’exercice d’une responsabilité au nom de l’intérêt commune) et de redevabilité sociale (engagement citoyen).

Au-delà des actions techniques d’ores et déjà engagées (enquêtes prioritaires concernant les thématiques « santé », « eau », « éducation » et « culture »), l’année 2012 sera essentiellement consacrée à l’insertion institutionnelle de l’observatoire et à la mise en place de son architecture opérationnelle.